Elle sait très bien cacher son jeu et surprendre tous ceux et celles qui projettent son ascension. N’offrant que peu de glaciers, cette montagne sèche s’élève bien au-delà des nuages et propose un réel défi. Plus engagée qu’elle le laisse entrevoir et plus imposante que tous les autres sommets andéens.

 

L’expédition

Après l’ascension du volcan Maipo (5 264 m), Bernard atteignit le sommet de l’Aconcagua le 20 janvier 1997. Il était accompagné du célèbre alpiniste français Lucien Bérardini qui fut, en 1954, le premier à réussir l’ascension, par la face sud. En l’honneur de cette expédition, le camp de base côté sud porte le nom de Plaza Francia. Lors de cette expédition, Nathalie se rendit au camp II, soit à 6 000 m d’altitude.

 
 

Le sommet des Amériques 6 959 m. Sur le territoire d’Argentine, elle domine les Andes. L’Aconcagua est à 12 km de la frontière chilienne. Sa face Sud est considérée comme l’une des plus importantes faces montagneuses du monde. La voie normale empruntée par Bernard est exempte de glacier. Certains névés, ses pentes abruptes composées de cailloux instables, sa météo capricieuse et son altitude sont ses principales difficultés.

Le sommet est large et plat. Situé en hémisphère sud (32 ° 40′ S), la saison la plus propice pour son ascension est janvier. L’ascension de l’Aconcagua est souvent sous-estimée de par son approche facile et accessible. Il est toutefois important de rappeler que toute ascension de haute montagne nécessite de l’expérience, une bonne préparation et un profond engagement.

 

En chiffres

  • Sommet le 20 janvier 1997
  • Tour du monde : 2ème en altitude et 1er en ordre chronologique
  • 6 alpinistes dont le célèbre Lucien Bérardini
  • Altitude : 6 959 m – 22 831ft
  • Camp de base de Plaza de Mulas :  4 200m
  • Camp I, Nido de Condores : 5 400m
  • Camp II Berlin : 6 000m
  • 1897 première ascension, Zurbriggen atteint le sommet après 5 tentatives
  • Situé à 150 km du Pacifique
  • 3 mètres d’envergure, le condor fréquente la montagne