La plus grande île du monde… Comment s’abstenir! Ses abords chaotiques, parsemés de glaciers qui donnent naissance à des milliers d’iceberg, retiennent un inlandsis gigantesque. Sur les traces du fabuleux explorateur norvégien, Benoît, Thierry et moi avions l’impression de skier, en quelque sorte, une page de l’histoire de Fridtjof Nansen.

Le Groenland ne se contente pas d’être unique, il est désormais un des plus précieux indicateurs des changements climatiques.

 

L’expédition

Une première canadienne, la traversée à ski de la plus grande calotte glaciaire de l’hémisphère Nord. Le Groenland est le meilleur terrain d’entraînement pour réussir une expédition en Antarctique.

Au départ d’Isortoq, petit village sur la côte Est du Groenland, le glacier les conduit après plusieurs jours sur le plateau à plus de 2 500m d’altitude.

3 skieurs de grande expérience, Thierry Petry, Benoît Roy et Bernard affrontent des grands vents, des terrains crevassés, des sastrugis, en tirant des charges de 100 kilos, sans oublier que pour atteindre le centre du Groenland, il y a près de 3 000 m d’ascension..

La descente sur l’autre rive s’avère aussi difficile, sinon plus. Ils croisent le cercle Arctique et arrivent 23 jours plus tard sur la terre ferme au pied d’un glacier crevassé et très dangereux. Cette grande Aventure de solitude, de la côte Est à la côte Ouest du Groenland, se terminait à Kangerdlugssuaq.

Dès leur retour, Thierry et Bernard orientait leur regard vers le sud… et débutait la dernière phase de préparatifs de cette interminable aventure de l’Antarctique.

 
 
 

En chiffres

  • Première canadienne
  • 600 km en skis
  • 110 kg de matériel par personne
  • 2 550m d’altitude au sommet de la traversée
  • 6 500 calories par jour dont 55% en gras
  • 11 heures de ski par jour
  • 22 jours d’expédition
  • 3 000m d’épaisseur de glace au centre de l’inlandsis
  • 1 million de souvenirs